Sortir à Chartres

La foire de la Saint-André

C'est au début du XIIe siècle qu'apparurent les grandes foires dans le royaume de France. L'instauration d'une paix relativement durable, la renommée des écoles de Chartres, le rayonnement du pèlerinage favorisèrent le développement économique de la région. Ces échanges participèrent à l'émergence de grandes foires provinciales qui étaient organisées sous la protection des comtes. La foire de la saint André est ainsi reconnue comme étant la plus ancienne foire de Chartres, ses origines remontant au Moyen Age (aux environs de 1140).

Pourquoi la célèbre-t-on ?

A l'origine, la foire de la saint André fut organisée au bénéfice des lépreux du Grand Beaulieu et se tenait autour de l'église saint André en l'honneur de l'apôtre. D'autres foires furent également organisées à Chartres comme la foire des barricades ou la foire de la saint Jean. Toutefois, la foire de la saint André a toujours connu, au fil des siècles, une dimension très importante car au 30 novembre les travaux des champs étaient moins prenants, ce qui explique l'affluence des gens des villages voisins.

Que trouvait-on dans ces foires ?

Cette foire se voulait être le reflet de la vie provinciale. Par la présence des marchés aux chevaux, aux porcs, aux moutons... il n'était pas rare de compter le 30 novembre à Chartres, 2000 chevaux, un millier de bovins, et 30 000 moutons. Toutefois, la mécanisation de l'agriculture liée au déclin de l'élevage dans la région provoqua la disparition des animaux autour de 1970. On y trouvait également une grande quantité de laine et de filasse. Ainsi, en 1844, 7800 kg de filasse du Mans et 4100 kg de filasse en branche furent vendus.

Où avait-elle lieu ?

La fête de la Saint-André eut lieu dans un premier temps autour de la collégiale Saint-André. En 1438, la foire se situant à proximité de cimetières où furent enterrées les victimes de la peste, les échevins de la ville prirent certaines mesures et déplacèrent l'emplacement de la foire vers les Filles-Dieu. En 1853, la Saint André quitta les bords de l'Eure pour s'étendre sur les promenades du tour de ville, de la place Pasteur à la place Drouaise (boulevard Chasles, le boulevard de la Résistance, la place Châtelet, la promenade des Charbonniers) en passant par la place des Epars.

 

Malgré plusieurs siècles d'existence, ce n'est qu'en 1979 que fut choisi pour des raisons de commodité, de célébrer la Saint André, le dimanche le plus proche du 30 novembre.

 

 

Sources : cartes postales du fonds Macé (12 II) et collection Notre Ville