Sortir à Chartres

Juillet-août 2017 : Dessin d'Ernest Goupil

Vue de la rade de Papeete par Ernest Goupil

Vue de la rade de Papeete

11 septembre 1838 

Ernest Goupil 

Châteaudun 1814-Hobart Town, Tasmanie 1840)

Dessin à la mine

Alb. 1 .61

Cet été les voyages sont mis à l’honneur.  

Voyages courts et voyages lointains, tout comme ceux effectués par les grands navigateurs découvreurs de la fin du XVIIIème siècle. Le musée de Chartres conserve, dans le fonds du Gouverneur Louis-Joseph Bouge, un ensemble documentaire important sur les voyages de découverte de l’Océanie. De Cook à  Dumont d’Urville en passant par Bougainville ou Krusenstern, nombreux furent les expéditions de découvertes à la fin du XVIIIème et au  début du XIXème s. 

Jules Dumont d’Urville, capitaine français navigua à trois reprises sur les mers du sud : Un premier voyage de découverte dirigé par Louis Duperrey,  de 1822 à 1825 ; un deuxième voyage de commandement de l’Astrolabe, de 1826 à 1829 et enfin un troisième de 1837 à 1840. Ces expéditions de découverte permirent d’étendre  la connaissance scientifique et géographique des régions et iles abordées.

Le musée de Chartres possède un rare ensemble de dessins pris sur le motif par le dessinateur de la troisième expédition, Ernest Goupil. Le dessinateur du bord  était chargé de coucher sur le papier les événements et découvertes afin d’illustrer les communications et les éditions par des gravures à une époque où la photographie n’était pas dans les usages.

Ce dessin à la mine  est extrait d’une série de 227 réunis en 2 albums par le gouverneur Louis-Joseph Bouge. Il représente les 2 corvettes de l’expédition : « l’Astrolabe » et la « Zélée »  au mouillage dans la rade de Papeete sur l’île de Tahiti. Dumont d’Urville séjourna à Tahiti du 9 au 16 septembre 1838 comme l’atteste la date inscrite en bas à gauche. Au second plan sont représentés un navire de commerce entre les corvettes et vers le rivage, deux goélettes. A l’arrière plan à droite de la composition est visible l’ilot Motu Ute résidence de la famille royale tahitienne aujourd’hui inclus et urbanisé dans les installations portuaires de Papeete  et à l’horizon, les hauts pics de l’île de Moorea. C’est un document précieux pour l’iconographie et la connaissance topographique, historique et urbanistique de la Polynésie française.