Votre mairie - Ses grands projets

Avril 2017

Tribune de l'opposition

Tribune de Réunir Chartres (PS, Verts et Modem)

PARKING PAYANT À L’HÔPITAL

L’accessibilité du centre-ville est une problématique majeure à Chartres. Appliquer les mêmes solutions à l’hôpital ne produira qu’un transfert qui engorgera non seulement la ville du Coudray mais plus généralement toutes les places de parking de surface le long de toutes les artères qui accueilleront les bus à au niveau de service (BHNS)

C’est d’ailleurs déjà le cas le long des lignes de bus aujourd’hui, les voitures ventouses journalières sont légions dans tous les quartiers !

En 2014, nous avons proposé la création de parking relais (parking en périphérie jumelé à un ticket de bus) pour favoriser les mobilités collectives, les usagers le pratiquant d’ailleurs déjà, à l’hôpital et sur les parkings des grandes surfaces autour de Chartres.

Nous pensons qu’il faut accompagner cet usage en créant à proximité de l’hôpital un parking relais et des liaisons régulières de transport collectif en site propre.

Récemment, lors d’une réunion de présentation du projet des futurs BHNS en mairie, nous avons redit cette proposition qui nous semble de simple bon sens. Ridicule, nous a-ton
 répondu, on fera peut-être une tentative avec un parking relai de 25 places du côté de Mainvilliers !!!

En fait, on va plutôt taxer les parkings existants !

Le parking payant, le retour ! Ou comment monsieur le maire cherche à faire dans le prélèvement homéopathique pour boucler ses budgets…

Si au moins cela servait à améliorer l’accès aux soins de ses administrés…

Sans ambition, le plan de déplacement urbain se révèle plus une tentative de faire de l’urbanisme à l’emporte-pièce qu’un vrai plan de développement urbain.

Evidemment, quand on a mis tout son argent dans un pôle administratif à 60 millions, il n’en reste pas beaucoup pour les autres projets…

Les élus de «Réinventer Chartres»

reinventerchartres(at)gmail.com

Tribune du Front de Gauche

MÉDIA ET DÉMOCRATIE : QUEL RAPPORT ?

Dans le moment politique où nous sommes, la possibilité d’avoir accès à des sources d’information non manipulée est indispensable pour se forger une opinion en toute liberté de conscience.
En effet 10 milliardaires possèdent près de 95% des médias papiers et audiovisuels français. Comment garantir une neutralité ou une pluralité de l’information dans ces conditions ?!
Concernant les médias locaux, il existe un monopole tout aussi problématique celui d’un journal à la ligne éditoriale souvent complaisante avec l’idéologie de droite déjà omniprésente à Chartres.
Le sujet de l’information, et plus largement des médias, est un problème démocratique : comment choisir son vote, si nous n’avons pas accès à des informations honnêtes ? Comment faire revenir vers le chemin des urnes, quand certaines forces politiques sont bâillonnées systématiquement par ces pouvoirs de l’information ? Rappelons la responsabilité politique des éditorialistes et des journalistes, ce ne sont pas des acteurs neutres, et leurs écrits ont une portée indéniable au sein de la population. Il est honteux et inacceptable que le site internet d’information bénévole et citoyenne « www.cactus.press » soit attaqué en justice par L’Écho Républicain. Ne laissons pas mourir la liberté d’expression déjà tant mise à mal en Eure et Loir et particulièrement à Chartres !
Je transmets toute notre solidarité à l’équipe de Cactus et j’invite tous les chartrains attachés à cette liberté à en faire de même.
Sur le plan national, il existe également un journal militant, indépendant des puissances financières, qui permet d’avoir un point de vue différent : l’Humanité.


Denis Barbe
frontdegauche.chartres(at)gmail.com

Tribune sans étiquette

« DUNG STATION, NEXT STOP ! », FINAL PART.


L’heure de gloire était enfin arrivée. La pseudo-colonne infernale des cloportes allait conquérir, clopin clopant, cette étable. Courageux, super-bousier regarderait les opérations de loin. S’il était grand stratège il était aussi visionnaire. Il était largement supérieur à ses congénères qui ne pouvaient pas saisir tout son génie créateur, toute son intelligence exceptionnelle bien en avance sur son temps. Qui pouvait raisonnablement penser qu’il s’arrêterait à une vulgaire étable, simple point de départ de sa glorieuse oeuvre. Aujourd’hui une bâtisse agricole demain le monde voire l’univers. Mais bien sûr ! conquérir l’espace avec... Scraaach ! Perdu dans ses élucubrations l’insecte n’avait pas entendu venir le fermier dont la botte lui régla définitivement son compte. Si l’Histoire de l’Humanité était bouleversée par cette perte inestimable le fermier poursuivait tranquillement son labeur, dispersant rapidement les misérables insectes.
THE END
Bien évidemment, toute ressemblance avec des personnes existantes ou avec des faits d’actualité sont totalement fortuits.
Cette petite fable, sans prétention, aucune me fait penser à une citation décalée : « Il y a deux insectes utiles à l’homme : l’abeille et la vache. ». Je la méditerai car les prochaines échéances électorales ne sont pas rassurantes. Je pourrais très bien la paraphraser de la sorte: « il y a deux périls pour l’homme libre : la rentière et le banquier. »
Vive la France !

 

T. Bière-Saunier
Contact : Alliance.Royale28(at)inmano.com

@canardsanstete1

Tribune de la majorité

QUAND LE PROVERBE DIT QUE « L’ENFER EST SOUVENT PAVÉ DE BONNES INTENTIONS »…

Dans le débat présidentiel, la proposition d’un candidat aura, si son auteur est élu et si elle est mise en place, des conséquences sur la fiscalité chartraine.
Cette proposition veut exonérer l’ensemble des contribuables de la taxe d’habitation.
Cette taxe représentera à Chartres plus de 9 millions d’euros, soit 15% de toutes les recettes de fonctionnement de la collectivité. 2260 contribuables en sont déjà exonérés, soit 10 % d’entre eux.
Ce candidat a été ministre d’un gouvernement qui n’a pas réformé les conditions de l’assiette de cet impôt pour le rendre plus juste.
Les gouvernements qu’il a conseillés ou auxquels il a appartenu ont même tellement augmenté l’impôt sur le revenu que beaucoup de Français se sont retrouvés à devoir payer l’impôt sur le revenu (IRPP), alors qu’ils en avaient été jusque-là exonérés. Et du coup, ils se sont retrouvés en même temps à devoir payer la taxe d’habitation dont ils étaient jusque-là exonérés justement par ce qu’ils ne payaient pas l’impôt sur le revenu.
Puis le gouvernement est revenu en arrière, ce qui a augmenté à nouveau le nombre de contribuables français ne payant ni IRPP ni taxe d’habitation…
Chacun a droit de changer d’avis…
Pourtant, il est parfaitement légitime de payer un impôt local là où on habite. L’habitant vit dans une commune qui lui fournit un certain nombre de services, et il est normal qu’il contribue aux ressources de cette même commune et à son fonctionnement.
Entre nous, il y a bien des impôts en France à supprimer avant la taxe d’habitation.
Ce candidat entend rassurer les communes en leur disant que l’Etat compensera à l’euro près la diminution des recettes de la commune, consécutive à la suppression de la taxe d’habitation.
Première illusion : le contribuable français payera donc ce que le contribuable local ne payera plus. Or ces deux contribuables constituent en fait une seule et même personne…
De plus, cet engagement laisse tous les élus locaux sceptiques, venant d’un Etat et de gouvernements successifs qui peinent, et c’est le moins que l’on puisse dire, à tenir leurs engagements quels qu’ils soient, surtout financiers.
Ce candidat comme d’autres propose d’ailleurs de faire payer les généreuses promesses qu’il fait par ailleurs par la poursuite de la diminution drastique des dotations financières de l’Etat aux collectivités locales. CQFD
On comprend donc que l’Association des Maires de France soit vent debout devant une telle hypothèse, qui a tout d’un tour de passepasse électoral…
Nous y voyons en outre le symbole d’une technocratie d’Etat qui n’accepte pas le principe de la libre administration des collectivités locales, telle qu’elle est pourtant inscrite dans la Constitution. La preuve, si elle va empêcher les communes d’augmenter leur taxe d’habitation, « cette réforme » ne permettra pas non plus aux élus locaux responsables de baisser la taxe d’habitation, ce qui est le cas de ses taux à Chartres depuis seize ans. On va donc ériger l’irresponsabilité en système.
Or rappelons-le : les communes et les autres collectivités locales sont obligées de présenter des comptes en équilibre, sous le contrôle de l’Etat et des Chambres Régionales des Comptes. Or les déficits budgétaires persistants depuis quarante ans et leur traduction dans la colossale dette française montrent bien que là encore l’Etat et ses gouvernants ne s’appliquent pas à eux-mêmes les obligations qu’ils sont prompts à imposer aux autres.
En attendant, la France continue de vivre au paradis du jacobinisme centralisateur qui aime légitimer tous ses excès. Et nous citoyens français restons les contribuables les plus imposés d’Europe.

Les élus de la majorité municipale

Tribunes