Votre mairie - Ses grands projets

Février 2017

Tribune de l'opposition

Tribune de Réunir Chartres (PS, Verts et Modem)

LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS

Une jeune chartraine, étudiante en histoire de l’art, a publié sur les réseaux sociaux ce texte que nous reproduisons avec son accord :
Le musée des Beaux-Arts de Chartres ferme ses portes, parce que la mairie n’a pas jugé intéressant de l’entretenir. L’âme de notre petite ville se réduit comme peau de chagrin. Bientôt, Chartres sera semblable à toutes les banlieues-dortoir de Paris, où les centres-villes n’existent plus et dont l’identité se résume au nom d’une station de RER (ou de TER). Avec, c’est vrai, la cathédrale en plus... que l’on pourra admirer depuis le train, en passant, puisqu’il n’y aura rien d’autre qui justifiera de s’y arrêter.

Zurbarán, Van Loo, Chardin… Ces noms de peintres ne sont peut-être familiers qu’aux amateurs, mais le plaisir de voir leurs oeuvres est accessible à tous. Ou du moins devrait-il l’être. Faute de volonté politique, on a préféré laisser dépérirune collection magnifique et un superbe monument (l’évêché), qui méritaient pourtant bien un peu de notre fierté.
Certains argueront qu’ils n’allaient plus voir ce musée depuis longtemps, mais la faute à qui ? Surement pas aux conservateurs, qui ont fait leur possible pour empêcher le délabrement complet du monument historique et essayer d’animer un peu le musée (voir l’article d’Hervé Joubeaux dans La Tribune de l’Art du 28 décembre 2016). Une tâche rendue
pratiquement insurmontable face à une municipalité qui ne souhaitait pas dépenser un kopek pour lui, ou même seulement relayer les efforts des professionnels du patrimoine.
Le plus aberrant dans cette triste affaire, c’est sans doute le projet de créer ex-nihilo un nouveau centre d’interprétation de la cathédrale, histoire de s’endetter un peu plus, alors qu’on pourrait tout-à-fait l’inclure à moindres frais et avec l’aide de la DRAC dans un projet de rénovation de ce charmant musée, intrinsèquement lié à l’histoire de la cathédrale.
Ajoutons que le Conseil départemental aussi pourrait prendre sa part dans un projet puisqu’il en reste aujourd’hui le propriétaire. Et le Conseil régional. Bref, à Chartres, on ne
sait pas ce que « intérêt collectif » veut dire. On ne sait pas construire en collaboration : tout en affrontement, toujours en rapport de force...y compris dans le même camp politique.
Ridicule et dramatique.

Nous proposons un projet ambitieux de rénovation incluant le centre d’interprétation. Un projet pour les visiteurs bien sûr. Mais pas uniquement. D’abord un projet pour les chartrains, qui ont, eux-aussi, le droit d’accès à l’art. Nous sommes prêts à y prendre notre part. Car, oui, une ville qui ferme un musée perd un peu de son âme. Chartres, en quelques mois, en a fermé deux…

Les élus de «Réinventer Chartres»

reinventerchartres@remove-this.gmail.com

Tribune du Front de Gauche

POLLUER PAR LA « COM’ »

Nous désapprouvons les techniques de COM’ utilisées par la majorité, telle que « C’ Chartres », qui encourage chauvinisme et fierté territoriale terriblement déplacée....
Quelle fierté ? Celle de la destruction des lieux de vie sociaux, pour faire de la COM’ et de l’événementiel select ? Celle de la destruction progressive des lieux culturels ?
- Muséum d’histoire naturelle ; maintenant le musée des beaux arts sur fond d’incapacité de dialogue constructif avec le département (incompréhensible: les majorités des conseils municipal et départemental sont amies...)
Quelle fierté ? Celle de l’atteinte à l’école ? Combien d’écoles fermées... sans parler du favoritisme pour l’enseignement privé.
Alors loin des mots pompeux et des effets de style, regardons le fond des choses. Prenons l’exemple du projet d’aménagement du plateau Nord-
Est en un mégacentre commercial. A quels besoins précis répond ce projet ? Ne pouvons nous pas utiliser différemment cet immense espace ?
Mon avis : il s’agit de grands travaux inutiles pour les chartrains, qui poseront de nombreux problèmes.
Je veux dénoncer les choix politiques de la majorité, qui découlent de l’obsession de la concurrence avec d’autres agglomérations sans tenir compte des véritables problèmes de la vie de tous les jours.
Pourquoi ne pas parcelliser des jardins-potagers pour les chartrains sur ce plateau, plutôt que de construire d’énormes bâtiments coûteux ?
Car l’écologie, le consommer et produire local, çà, ce n’est pas QUE de la COMmunication. C’est un projet politique résolument ignoré par la majorité et la droite dans son ensemble.


Denis Barbe
frontdegauche.chartres@remove-this.gmail.com

 

 

Tribune sans étiquette

La tribune de M. Brière-Saunier ne nous est pas parvenue.

 

T. Bière-Saunier
Contact : Alliance.Royale28@remove-this.inmano.com

@canardsanstete1

 

 

Tribune de la majorité

CE N’EST PAS NOUS QUI LE DISONS.

Le journal économique Les Echos publiait il y a quelques jours une étude de l’organisme Procos qui regroupe 260 enseignes commerciales, et classe les métropoles, ainsi que les villes grandes et moyennes selon leur dynamisme commercial. Pour les métropoles de province, c’est Strasbourg « qui obtient la palme », devant Nantes, Toulouse, Grenoble et Rennes. « Dans la catégorie des grandes villes moyennes, Colmar, Annecy, Chartres, La Rochelle et Caen » mènent la danse. Conclusion de l’étude : « la désertification des centres-villes n’est pas une fatalité. (…) Des solutions viables existent, pour peuque les bonnes décisions soient prises en respectant l’ensemble des acteurs engagés. »
La réussite des meilleures est « conditionnée à la mise en place d’une politique volontariste et globale de la part de la collectivité. »
Ce numéro de Votre Ville donne justement la parole aux responsables de l’Union des Commerçants de Chartres, qui expliquent leurs démarches présentes et à venir pour dynamiser l’offre commerciale chartrainede centre-ville, en liaison avec l’action et l’aide de notre municipalité. Notre mission à nous, élus, est d’améliorer le cadre urbain, de donner aux commerçants le meilleur contexte possible : l’aménagement des parkings, puis leréaménagement des rues et places du centre-ville, ainsi que l’appui financier et matériel à l’UCC concrétisent cette politique globale qui seule peut aboutir dans une période difficile caractérisée par une évolution très rapide du commerce. Celui-ci doit marcher de plus en plus sur deux pieds complémentaires : l’offre physique en magasin, et l’offre internet des mêmes marques, dans un cadre urbain aménagé pour en faciliter l’attrait et l’accès.
Le même jour, la presse locale publiait les chiffres officiels du chômage en Eure-et-Loir pour l’année 2016, sous le titre « la première baisse annuelle réelle depuis la crise de 2008 ». Les statistiques sont présentées départementalement, et aussi pour chacun des quatre grands
bassins d’emplois dans le département, sur un an et pour l’ensemble des catégories de chômeurs, A, B et C.
Le seul bassin d’emploi qui affiche une baisse du chômage est celui de Chartres. C’est donc le bassin d’emploi chartrain qui permet au département d’Eure-et-Loir d’afficher une baisse globale.
Voilà qui devrait donner à réfléchir à ceux qui, ici ou là en Eure-et-Loir, essayent d’entraver l’action et le dynamisme chartrains.
A tirer sur la locomotive, on ne fait pas rouler plus vite les wagons du train eurélien...

Les élus de la majorité municipale